L'ART DE RECEVOIR SELON... VICTORIA BOTANA DE BEAUVAU

Elevée avec une parfaite connaissance des règles du savoir-vivre liée à son héritage familial maternel, Victoria Botana de Beauvau n’en demeure pas moins une jeune femme moderne et décontractée qui prend plaisir à twister les classiques !

Ses racines franco argentine – un père argentin et une mère française héritière du château multiséculaire d’Haroué et descendante de la lignée des Princes de Beauvau-Craon– et son éducation anglaise – elle a grandi à Londres- lui ont conféré ce goût pour le mix & match qu’elle maîtrise à la perfection. 

Avec Concept Haroué, la société d’événementiel qu’elle a créée, Victoria organise aujourd’hui les plus beaux dîners et les plus belles fêtes dans des lieux d’exception. Ses créations sont à son image : un savoir-faire impeccable avec une touche de fraîcheur qui évite de se prendre trop au sérieux ! 

Victoria est également l’auteur d’un ouvrage dédié à sa maison de famille « Château de Haroué - Demeure des Princes de Beauvau-Craon » réalisé en collaboration avec le photographe Miguel Flores-Vianna.

Victoria, quelles sont vos sources d’inspiration ?

J’ai été très influencée par ma mère : non seulement par sa droiture et son sens du devoir, mais aussi par sa curiosité. Elle a toujours porté beaucoup d’intérêt à l’humain, aux cultures et aux découvertes et a ouvert nos esprits. Les savoir-faire artisanaux et les cultures des différentes régions du monde m’ont toujours beaucoup intéressé : que ce soit en Argentine - où grâce à mes racines j’ai découvert très tôt l’art du tissage - ou en Afrique (plus particulièrement au Ghana où j’ai vécu) où j’ai rencontré de nombreux artisans et rapporté de nombreux souvenirs.
L’artisanat et le savoir-faire français, omniprésents à Haroué, sont aussi de grandes sources d’inspiration. Les manufactures lorraines telles que Baccarat ou Lunéville font partie intégrante de mon univers. Je regrette malheureusement que certains savoir-faire se perdent de nos jours.
Mon esprit est toujours aux aguets : en voyage, dans un musée ou simplement dans la rue, j’ai toujours mon appareil photo et ma curiosité est éveillée par les petits détails que je peux observer et qui m’inspireront probablement un jour dans une de mes futures réalisations.
Récemment j’ai beaucoup aimé l’exposition retraçant l’histoire de la maison Christofle au Musée des Arts Décoratifs : elle démontre encore une fois, au travers d’une mise en scène extrémement vivante, à quel point nous possédons un savoir-faire artisanal mondialement reconnu dans le domaine des arts de la table.
Les livres m’inspirent également beaucoup - élevée parmi eux que ce soit à Londres ou à la campagne-, j’adore les coffee table books que je feuillète régulièrement pour trouver des idées.
Dans les personnes qui m’ont influencé dans ma carrière, il y a les décorateurs Henri Samuel et Alberto Pinto ; les mariages de Pierre Ceyleron qui m’ont toujours fait rêver et qui sont pour beaucoup dans mon choix professionnel.
Enfin, je citerai Hubert de Givenchy, très proche de ma mère et que j’ai eu la chance de connaître : son goût et son savoir-faire demeurent une influence majeure pour moi. Rien ne semblait impossible et il avait un souci de perfection permanent. J’ai souvenir qu’il me disait « peu importe ce que vous faites, faites-le jusqu’au bout ! ».

Quelles sont les tables et les ambiances qui vous séduisent ?

J’aime que tout soit « effortless » comme disent les anglais. Des hôtes décontractés, un savoir-vivre maîtrisé mais avec la personnalité de la maîtresse de maison qui imprime sa marque… et tant mieux s’il y a de petites imperfections.
Dresser une table est un mode d’expression, il faut y mettre de soi sinon la soirée perd en authenticité !

Le petit plus pour une jolie table au quotidien ?

Le petit déjeuner reste un de mes repas préférés. Il est important pour moi de trouver une jolie table le matin sans préparation, du coup je suis attentive à la dresser la veille : préparer le beurre avec son petit couteau, les panières…

Les incontournables pour une belle réception ?

Il est primordial que la soirée ait un fil conducteur qui soit tiré de l’invitation jusqu’à la fin !
J’aime que l’on ait une impression de balade qui soit naturelle et je veille à créer régulièrement des effets de surprise pour créer le « whaou effect ».
Le respect du timing – jamais de dîner qui s’éternise- et un bon éclairage sont également indispensables. Et pas de musique pendant le dîner : l’ouïe ne se repose pas et cela nuit à la conversation ! Il faut savoir toucher les cinq sens mais au bon moment.
Il demeure également très important à mes yeux que tout le monde se sente à l’aise et que le lieu soit adapté à l’événement : s’il est trop intimidant et non adapté, la soirée s’en ressentira. Inutile de réserver l’opéra Garnier pour un mariage de 100 personnes !

Une personnalité à votre table ?

Diana Vreeland !

Vos bonnes adresses en art de la table ?

Les puces : j’aime chiner à Paris, à Notting Hill ou à la campagne ;
Casa Lopez et les création de Pierre Sauvage ;
Carolina Irving & Daughters : les collections d’art de la table que Carolina a développé avec ses deux filles Olympia et Ariadne ;
Creel & Gow : leur boutique new-yorkaise est un véritable cabinet de curiosité !

Une recette fétiche à partager ?

Une quiche lorraine évidemment !

 

LES FAVORIS de Victoria Botana de Beauvau

FLEUR : l'iris

COULEUR : l'ocre

HOTEL / RESTAURANT : La Petite Chaise rue de Grenelle

MUSEE : le musée de l’Orangerie ou le musée d’Orsay

LIVRE : "Château de Haroué - Demeure des Princes de Beauvau-Craon"  

TRADITION DE FAMILLE : A la campagne, les petits déjeuners qui s'éternisent ! Et, depuis le confinement, l'obligation instaurée par ma mère du déjeuner familial pour se retrouver : quand nous sommes à Haroué, chacun vaque à ses occupations et nous apprécions ce moment d'échange.


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